Leave The Light On?
2022·38 min·94% liked·24.1K Vues
Lily ouvre la porte, Alexia qui se tient là, genre le péché déguisé en innocence, sa valise à la main pour sa première nuit chez elle. Lily lui sourit grand et lui dit que cette nuit, elle va s’en souvenir. Des heures plus tard, le générique du troisième film défile. Lily claque le lecteur, annonce qu’il est l’heure d’aller dormir. Alexia hésite, demande pour la lumière du couloir. Lily se mord la lèvre, désolée, l’ampoule a cramé la semaine dernière. La panique passe vite sur le visage d’Alexia avant qu’elle la cache derrière un petit sourire tordu. « On n’est pas obligées d’arrêter pour autant », dit-elle. « C’est ma première vraie pyjama party, je veux le truc complet. » Lily capte pas le tremblement dans sa voix, hoche la tête, tout excitée. Elles se brossent les cheveux, coups longs et lents, doigts qui s’accrochent dans les mèches soyeuses, éclats de rire qui frôlent des gémissements. Elles feuillettent des magazines glossy, collées l’une à l’autre, à se partager le même air. Plus tard, le jeu de divination sort des réponses : Alexia hérite d’un manoir, conduit un camion de glaces pour le fun. Elle rit, aigu, nerveux, supplie de ne pas dormir. Lily secoue la tête, ferme, éteint la lumière. Le noir tombe comme une gifle. Alexia avale sa salive, voix minuscule : « Chez moi… j’ai toujours peur du noir, la lumière du couloir reste allumée. » La main de Lily trouve la sienne sous la couette, chaude, désolée, demande ce qui pourrait aider. « On se serre ? » murmure Alexia. Lily la colle contre elle. Chaleur des corps, short en soie qui glisse sur les cuisses, respiration qui s’accorde. Le silence commence à vibrer. Alexia bouge, tétons qui durcissent contre le fin coton, chaleur qui monte entre ses jambes au contact des hanches de Lily. Elle tourne son visage dans le cou de Lily, lèvres qui effleurent la peau, maintenant c’est voulu. Lily répond par une petite morsure au lobe. Elles s’embrassent à fond, langues affamées, mains qui explorent, qui tirent le coton sur les courbes jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien entre elles. Les bouches descendent, langues mouillées qui écartent les replis trempés, gémissements étouffés dans le noir. La première nuit de pyjama d’Alexia se termine cuisses tremblantes, bouches brillantes, draps complètement retournés comme des preuves.
Réalisateurs:David Lord












