A Lie Of Omission
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Tanya pousse la porte et s’arrête net. Des photos de Julie sont collées partout, comme des preuves accablantes. Ron sort du couloir, les yeux vitreux et un demi-sourire qui ne monte pas jusqu’au regard. « C’est quoi ce bordel ? » Elle s’énerve. Il ne répond pas tout de suite, laisse le silence peser jusqu’à ce que ça fasse mal. Ensuite il explique qu’il se doutait qu’elle lui cachait des trucs, alors il a fouillé dans son ordi et tout retrouvé. Les baisers, les corps à poil, la copine qui n’était pas juste une passade. Tanya cherche sa respiration. C’était l’époque fac, dit-elle. Ron la coupe : cacher la vérité, c’est quand même trahir. Il voulait que ces photos soient partout pour qu’elle les sente à chaque pas. Et il y a plus : Julie est déjà dans la chambre, comme une vieille blessure qui ne se referme pas. Tanya entre d’un coup. Julie est assise au bord du lit, complètement nue, jambes croisées, le regard vide. Ron leur explique la suite : elles vont baiser et lui va regarder pour comprendre ce qu’il a raté. Julie sourit, zéro surprise ; le ventre de Tanya se serre. Julie parle la première : elle n’a jamais pris sa vie de meuf comme un jeu, contrairement à Tanya. Après leur rupture, tout est parti en vrille : jobs perdus, factures qui s’empilent, cœur à terre. Ron lui a proposé une issue ce soir si elle joue le rôle. Tanya tente de s’excuser, la voix toute petite, mais Julie ne veut pas d’excuses, elle veut du fric. Tanya avale sa salive et hoche la tête. Elle monte sur le matelas et les deux femmes s’enlacent pendant que Ron s’adosse au mur, la main déjà sur sa queue. L’air devient épais, les bruits mouillés montent. Puis Ron marmonne que le spectacle est trop bon pour rester en retrait. Il s’approche, la ceinture déjà défaite. Tanya ne voit le dernier coup venir que quand Julie glisse la main sous l’oreiller et sort un truc en silicone noir, familier, et nettement plus gros que dans ses souvenirs. Les yeux de Tanya s’écarquillent. Le sourire de Ron devient soudain cruel. « La manche deux commence maintenant. »














