Moving In
2020·30 min·91% liked·1.2K Vues
Katy dort sur la banquette arrière depuis la rupture. L'argent du loyer c'est du flan et la faim la tenaillé plus que le désir. Elle débarque chez Jane en puant les toilettes de station-service et les regrets de la semaine dernière, avec ce sourire de celle qui n'a plus rien à perdre et tout à gagner. Jane ouvre la porte et se raidit. Draps propres, café, ordre—rien n'est prêt pour le regard tranchant de Katy ni pour sa veste à moitié ouverte. "La chambre est à toi si tu te nettoies d'abord," dit Jane, regrettant déjà son offre. Katy ne discute pas. Elle se déshabille dans le couloir, laisse son tee-shirt trempé de sueur sur le carrelage et entre sous la douche. L'eau chaude coule sur sa peau, sur l'encre et les cicatrices et la tension musculaire que plus personne ne touche. La vapeur remplit la pièce, et quand elle ressort dégoulinante, Jane est toujours là—coincée, en train de regarder. Katy n'attend pas la permission. Elle s'approche, assez près pour que l'eau passe de sa peau au t-shirt de Jane. Ses mains écartent les cheveux mouillés du visage de Jane ; sa respiration est calme mais son pouls s'accélère. "Tu veux que je parte ou que je sois trempée ?" demande-t-elle, et sa bouche trouve la ligne de la mâchoire de Jane avant que la réponse arrive. La résistance de Jane craque vite. Les doigts de Katy glissent sous le coton humide, explorant la peau chaude et les hoquets de sa respiration. Elles reculent jusqu'à ce que les épaules de Jane heurtent le mur. Les baisers deviennent urgents—dents, langue, le goût du shampoing et de la faim. Katy immobilise les poignets de Jane au-dessus de sa tête, ses hanches se pressent, sa cuisse s'écarte entre celles de Jane, lentement, délibérément. Ses doigts descendent plus bas. Les cuisses de Jane se tendent ; Katy la trouve déjà mouillée, glissante et ouverte sous sa main. Elle la travaille avec une pression régulière, son pouce en cercles, deux doigts qui entrent et se recourbent juste comme il faut. La tête de Jane bascule contre le mur, un gémissement lui échappe, ses hanches qui poussent pour rencontrer chaque coup de reins. Katy regarde—yeux rivés, bouche contre l'oreille de Jane—en murmurant à quel point elle est serrée, à quel point elle gémit bien quand elle arrête de faire semblant de ne pas vouloir ça. Elles finissent par s'affaler par terre à moitié habillées, Jane sur le dos, la bouche de Katy entre ses jambes, à lécher et sucer jusqu'à ce que les jambes de Jane tremblent et qu'elle jouisse dans un cri qui résonne sur le carrelage froid. Katy se hisse, l'embrasse profondément, laisse Jane se goûter, puis guide la main de Jane entre ses propres jambes. Les doigts de Jane pénètrent et Katy les chevauche avec force, en grinçant jusqu'à ce qu'elle frémisse et jure, jouissant fort et bruyamment contre la paume de Jane. Après, la pièce est silencieuse, la respiration ralentie, la peau qui refroidit. Katy s'étire sur le sol, les yeux mi-clos, regardant Jane s'habiller les mains tremblantes. Ni l'une ni l'autre ne dit l'évidence : ce n'est plus seulement un endroit où dormir. Ça ne l'a jamais été.
Réalisateurs:Ricky Greenwood













