Women Seeking Women #148
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Elle est arrivée comme si novembre lui appartenait. Onze jours de retard, elle a trouvé un lit qui sentait le péché des autres. Ce genre de retard qui a un goût spécial – épais au fond de la gorge, serré sous les côtes. D’abord le jean qui glisse sur ses hanches, ce jean lourd de désir. Rien de doux là-dedans. Sa peau rencontre l’air vicié, la chair de poule qui monte là où la ceinture a laissé une marque rouge. Quand le t-shirt est parti, ses seins ont attrapé la lumière, ses tétons se sont dressés, roses et impatients. Puis l’odeur : entre ses cuisses, brute, presque cuivrée, presque sucrée. Du sang vieux et une chaleur neuve tout mêlés, une goutte qu’elle a essayé d’avaler avec son orgueil. La lumière est restée éteinte. Elle est restée mouillée quand même. Écartelée sur le couvre-lit, genoux ouverts en papillon, sa chatte luisante dans ses propres couleurs violacées. Il se tenait au-dessus d’elle, la boucle de sa ceinture qui cliquette dans le noir. Elle a levé les yeux, bouche entrouverte, doigt qui hésite sur son clito comme si elle avait besoin d’une permission mais n’allait pas attendre. L’air est épais, la respiration courte. Les draps sentiront son odeur demain, et il baisera probablement quelqu’un d’autre dedans. Elle a souri, amer. Baisé avec trop de dents. Les langues glissent, les mains palpent avec avidité. Le bruit mouillé des doigts qui la pénètrent – lentement, qui s’enroulent, une phalange qui appuie sur l’endroit gonflé qui la fait se contracter sur du vide. Un filet de salive qui coule du coin de sa bouche. Elle s’est cambrée – seins écrasés sur ses côtes, bassin qui bouge sans rythme. Il a pincé son téton entre ses doigts, l’a tordu jusqu’à ce qu’elle siffle, puis il a frotté sa queue contre son ventre, le gland lourd qui étale du liquide. Elle a descendu la main, s’est mouillé la paume, l’a serré, l’a branlé deux fois, le pouce qui tourne sur le gland avec autant de désir que de méchanceté. Il lui a écarté les genoux, a posé son gros gland contre son entrée trempée et a enfoncé d’un seul coup, jusqu’au fond. Ce son bas et sale lui est sorti – moitié gémissement, moitié rire guttural – quand il a touché le fond, le col de l’utérus poussé, le choc qui fait trembler ses cuisses. Chaque retrait sort collant ; chaque coup qui revient sonne plus mouillé. Sueur qui brille, peau qui claque. Ses doigts plantent des demi-lunes dans ses avant-bras, ses ongles tirent de fines lignes rouges comme si le consentement et la violence avaient échangé leurs chemises. Il s’est enfoncé à fond quand il a joui, enfoncé encore, ses pulsations qui jaillissent, la remplissant au point que ça déborde autour de sa queue à chaque coup. La respiration qui siffle. Le silence, seulement le tic-tac d’une vieille pendule au mur. Ce genre de silence qui entend le sang circuler sous la peau. Plus tard, elle est restée étalée et béante, sa chatte qui palpite, le sperme qui coule le long de sa raie en filets qui refroidissent. Un pouls rouge qui bat encore en elle, bouche ouverte, poitrine qui se soulève. Dehors : le réverbère qui lèche les stores. Dedans : l’odeur de peau, vidée, pas tout à fait satisfaite, avec l’envie que ce soit encore plus brut la prochaine fois.













