Midnight Moaning
2024·34 min·96% liked·22.3K Vues
Natalie et Siri s’affalent sur le canapé quand le générique défile, mais Siri bâille déjà. Elle marmonne qu’elle a fini, se lève, balance un rapide « bonne nuit » et disparaît dans le couloir. L’appart se calme. Natalie reste. L’écran du téléphone éclaire son visage pendant qu’elle scroll sans but. Puis le vibreur — son plan cul habituel, voix basse et crade à l’autre bout. Son pouls s’emballe. Elle jette un œil dans le couloir, tend l’oreille vers la chambre de Siri, et glisse la main dans son short. Ses doigts trouvent la chaleur mouillée ; elle retient le gémissement qui veut sortir.
Elle souffle maintenant des cochonneries dans le téléphone, souffle court, bassin qui ondule contre les coussins. Le bruit humide de sa chatte remplit la pièce. Elle ignore complètement que Siri est réveillée, oreille collée au mur, la curiosité qui vire déjà en envie. Pieds nus sur le tapis, Siri arrive jusqu’à l’encadrement et se fige : Natalie écartée, deux doigts qui vont et viennent, paupières mi-closes, téléphone à la bouche. Une seconde, Siri regarde seulement, la chaleur qui monte dans son ventre. Puis le parquet grince.
Natalie se redresse d’un coup, balance un coussin sur ses cuisses, coupe l’appel en pleine phrase. Visage en feu, elle essaie de rire pour dédramatiser, mais Siri s’approche déjà, regard sombre. « Arrête pas pour moi », souffle-t-elle d’une voix épaisse. Le souffle de Natalie se bloque ; la pièce semble soudain plus petite, plus lourde. Le sourire de Siri est lent, affamé. Elle attend un battement de cœur, puis un autre, laissant à Natalie toutes les chances de stopper. Au lieu de ça, le coussin retombe. Natalie s’écarte de nouveau, cette fois avec un public. Siri s’affale à côté d’elle, genoux qui se touchent, et la nuit bascule d’un accident en quelque chose que ni l’une ni l’autre n’a envie d’arrêter de sitôt.
Réalisateurs:Anatomik Media













