Netskirts #21 - Scene 4
2022·38 min·97% liked·8.0K Vues
C’est la nana qui a fait tomber des carrières et qui foutait le feu juste pour voir les flammes. Y a un an elle s’est glissée dans le studio après la fermeture et elle s’est assise sur le bureau à califourchon comme si le truc lui devait du loyer. Là elle est revenue, même peau mate, pas d’allume-gaz en vue, tout étalé. Ses seins sont petits, fermes à ce point qu’on les mate direct, les tétons roses gonflés comme des flippers prêts à lâcher. Le ventre est plat, un péché qui marche et qui murmure. La petite bande de poils foncés entre ses cuisses, c’est son drapeau qu’elle ne lève que pour les emmerdes. Le cuir noir colle à ses fesses comme une main qui serre ; elle garde le string coincé entre les joues pour que chaque mouvement lui rappelle ce qui va se passer. Une voix grave, fumée et sexe en même temps, perce le silence : « Prends-moi avant que les caméras soient prêtes. » Quelqu’un souffle fort, court. Tout le reste — lumières, règles, le passé — s’enflamme. Corps sur le bois froid, genoux écartés, paumes ouvertes, l’air est si épais qu’on étouffe jusqu’à ce que l’horloge efface la date encore une fois. 13 septembre. Même date au mur, vieille plaie qui se rouvre, et aucun des deux ne part avant que la cassette soit finie ou que le parquet prenne feu.












