Resolution
2021·29 min·85% liked·9.9K Vues
Il reste encore une demi-heure avant minuit et les deux sont déjà excitées à mort, comme des montres qui tournent qu’au cul. Laney meurt d’envie de baiser non-stop toute l’année, sans pause, sans respirer, juste des coups de hanches brutaux jusqu’à en perdre la vue. Olive, elle, fantasme sur l’idée inverse : se priver de tout orgasme, faire monter le désir, tenir sur le fil jusqu’à ce que le manque la fasse exploser et qu’elle jouisse de rien d’autre que l’attente. Mais là, tout de suite, il y a de la peau à dévorer. Elles s’entraînent par terre. Leurs langues s’entrechoquent, mouillées, affamées, sans aucune délicatesse. Les doigts s’enfoncent dans les cheveux, écartent les bouches pour aller plus profond. La langue d’Olive tourne sans retenue, pousse Laney à bout, puis c’est Laney qui prend le relais — elle écarte Olive en grand et la baise à grands coups de langue gourmands jusqu’à ce qu’Olive se cambre, tremble, et gicle dans la bouche et sur le menton de Laney. Le liquide chaud gicle fort. Dehors, les feux d’artifice claquent comme des fusillades lointaines. Dedans, les deux corps continuent de frotter, de sucer, de grogner entre leurs dents serrées pendant que l’année s’achève.













